L’Ascension

Publié le par kabyle

Par Gaya Izennaxen

 

Au cœur du volcan le feu s’étend à avaler le ciel. Entre les flammes de la révolte et les assauts de la répression, des gens courent dans tous les sens. La Kabylie s’embrase. Des hommes tombent sous les balles. Des blessés affluent vers les hôpitaux. Des cris s’élèvent. Des pleurs couvrent les visages des mères en voyant leurs enfants. Dans les yeux des révoltés la rage grandit face à l’injustice. Les corps se posent pour un dernier adieu. Des regards cherchent le sens à donner au drame. Le peuple kabyle pousse, encore une fois, les portes du deuil, il enterre ses martyrs avec la promesse que leur mort ne sera jamais vaine. Sous l’hymne de la terre et le sang, le peuple marche vers le soleil.

Les gouvernants se préparent, ils vident les caisses de la raison, ils organisent un plan plus fou pour plonger les pas du peuple dans le chaos : Mensonges, accusations et manipulation de l’opinion sont peints sans honte pour justifier leur violence. Ce torrent d’injustice déterrera toutes les raisons de la colère.

Dans Le reste du pays, on regarde les flammes sans comprendre, on vit des jours sans lumière. Dix années dans les ténèbres ont enchaîné ces peuples qui veulent quitter leur léthargie. Leur quotidien est toujours sombre, Ils veulent retrouver leur dignité, Il sassistent impuissants au retour des dinosaures. Ceux là même qui leur ont volé la liberté, et qui les ont noyés dans la misère.

En Kabylie des morts s’ajoutent à la liste des crimes contre l’humanité, pendant qu’aux Aurès, on enregistre les premières répliques, avec le même cri, les mêmes allures…la même violence leur fauchera la vie.

Des rumeurs arrivent de partout. Des gens courent dans touts les sens, des rideaux se baissent, la ville se vide. Au fond de lui même les peuples entendent souffler le vent.

La Kabylie libre et autonome vit ses premiers jours de soleil, elle prend les ailles de l’ultime ascension.

 

G. I

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Publié dans opinions

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