Mépris des organisateurs envers Tassadit Yacine

Publié le par kabyle

Salon International du livre à Alger :

Par Hocine Lamriben

Le comité d'organisation du Salon international du livre d'Alger (SILA) est tombé si bas. La rencontre que devait animée vendredi Tassadit Yacine, enseignante-chercheur et maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales, autour de son dernier ouvrage, “Jean -El Mouhoub Amrouche, journal 1928-1962″, édité aux éditions Alpha en Algérie, n’a pas eu lieu  en raison d’une programmation aléatoire. Il faut dire que les organisateurs se sont distingués par un comportement inadmissible à la limite du mépris envers une grande chercheur du monde berbère.

Initialement prévue entre 14H et 15H, à la salle la Qods au SILA, la rencontre a été subitement décalée vers 15H30. Il fallait laisser de la place à une rencontre sur le futur livre de Rachid Boudjedra, en présence de la ministre de la Culture Khalida Toumi. Il est 16 H et Tassadit Yacine n’a pas pu encore rencontré son public, déjà impatient. Retiré au niveau du stand Alpha, jusqu'à 18H30, Tassadit Yacine, n’en croyait pas à une tel scénario. Plutôt un tel comportement des plus irrespectueux. “Personne n'a cherché après moi”, nous a-t-elle confié. Aucun mot de contrition, encore moins d'explications sur ce monumental ratage du comité d'organisation du SILA. Encore ? Le programme distribué aux public, est truffé de fautes, dont seuls les incompétents, connaissent le “secret”. Dans le Cas du Livre de Tassadit Yacine, on peut lire sur le même programme ceci: “Jean -El Mouhoub Amrouche, journal 1948-1962″. Or, il s'agit de 1928-1962… Sans commentaire.



Commentaire

Son unique tord est d’écrire sur les Amazighs et notamment sur les Kabyles. C’est à travers ses réflexions sur la société kabyle que cette femme s’est construit une personnalité intellectuelle, même si, aujourd’hui, la censure d’un salon, qui devrait être en réalité une vitrine de la richesse scientifique et littéraire algérienne. Khalida Messaoudi, reconvertit en Khalida Toumi, pour mieux renier ses anciennes positions et surtout, afin de mieux asséner des coups viles à son peuple, les Kabyles, a interdit une conférence sur un monument de la littérature algérienne Jean Amrouche. Seule la Kabylie autonome peut rendre l’hommage à ces kabyles intellectuels, un hommage qui sera à la hauteur de leurs œuvres et de leur combat pour la renaissance de la culture et la préservation de l’identité kabyle.     

Le Kabyle

 

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