LES CHIENS ABOIENT, L’AUTONOMIE PASSE

Publié le par kabyle

Les marionnettes du système sortent de leurs armoires poussiéreuses pour taper sur Ferhat Mehenni. Quoi de plus normal dans un pays ou la mal gouvernance est la norme, la servilité une culture et le crime une institution ?Normal et plus confortable aussi pour des gens en mal de visibilité plus enclins à se ranger du côté du plus fort, fut-il injuste et illégitime.

Proclamées par le régime représentantes des aârchs, ses marionnettes s’échinent, à qui plus bas courbera l’échine. Zélées à l’excès, elles se déchainent tels des chiens enragés en mesurant la hauteur de leurs aboiements à l’aune de la soumission ambiante.

Usant du porte-voix terroriste d’une feuille de chou pompeusement nommée Echourouk, spécialisée dans l’antikabylisme, les kds jukebox, se demandent même pourquoi les autorités qui les font marcher au pas si vulgairement n’arrêtent pas Ferhat Mehenni, cet éternel opposant, symbole de la résistance et de la délivrance kabyle et Amazighe qui a consacré sa vie à la renaissance d’une nation plusieurs fois millénaire. Une nation fière qui refuse de s’effacer au profit d’une idéologie arabo-musulmane colonialiste.

Une nation amazighe dont les peuples constituants lèvent de mieux en mieux la tête pour affronter le fascisme arabo-islamiste qui a usurpé les territoires amazighs et « des auréoles d’anges », dixit Tahar Djaout. Une nation qui refuse de se faire gouverner par le fer et le feu, fut-ce au nom de cet Islam qui a servi d’opium depuis l’invasion hilalienne. Invasion pudiquement appelée « foutouhate » que l’on n’ose pas nommer colonisation.

La colonisation la plus longue, la plus violente et la plus sournoise de notre histoire. Une colonisation qui n’existe que par notre négation, qui ne tient le haut du pavé qu’en nous mettant en marge. Une colonisation vivant de pirouettes sémantiques et qui fait l’impasse sur nos droits fondamentaux. Une colonisation qui a souillé notre sol. Une colonisation pire que toutes les autres, qui n’existe, comme un parasite, qu’en nous infectant jusqu’à l’aliénation totale, et finalement, l’effacement.

Aujourd’hui cette levée de boucliers contre Ferhat Mehenni annonce une nouvelle ère de persécutions contre les Kabyles dont le régime veut éteindre la fougue irrédentiste. Mais en même temps que le pouvoir et ses relais kabyles redoublent de terreur, la Kabylie apprend à mieux résister et se défendre.

Après tout, pourquoi continuer à se faire occire par un régime dont la seule et unique mission est de nous détruire ayant compris, lui, que la cohabitation n’était pas possible ni même envisageable avec une Kabylie trop différente et irrécupérable ?

Les Kabyles ne devront plus se laisser faire. Ils devront sans doute apprendre à se laisser pousser les griffes. En tout cas, les nouveaux bachaghas et autres carpettes du régime seraient mieux inspirés d’ajouter cette très probable subite fluctuation du cours de l’histoire à leur équation visiblement tronquée.

Et puisque nous y sommes, tenez-donc !

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Publié dans kabylie-debout

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